STÉPHANIE MURAT

Professeur es scenario

 

Cette matinée du vendredi était un peu particulière dans la mesure où le festival innovait en proposant une Master class. Le sujet : le scenario. L’auditoire : essentiellement des lycéens en rappelant que certains d’entre eux vont travailler dans l’année au scénario d’un court métrage qui sera tourné lors du festival 2015. Le professeur : Stéphanie Murat, actrice, réalisatrice, scénariste etjuré du festival, flanquée de son habituel complice en la matière, Vincent Cappelo. « J’avais déjà eu l’occasion de parler de mon métier mais pas de cette manière un peu professorale » confiait Stéphanie.

 

Les grands axes des interrogations de la salle : comment on écrit une histoire, comment on en fait un scénario, existe-t-il une école quelles sont les sources d’inspiration des scénaristes. S’agissant de l’école, Stéphanie a rapidement expliqué que l’immense majorité des scénaristes étaient des autodidactes. Il n’empêche. « Le scénario est la base de tout dans un film, a-t-elle martelé. Il va commander le travail de tous les métiers qui concourent à la réalisation d’un film ».

 

La raison pour laquelle la période de gestation d’un scenario est très longue. Deux à trois ans selon Stéphanie. Un temps d’écriture qui a sensiblement dérouté ses interlocuteurs. « Ils ont peur d’écrire, explique-t-elle. C’est le syndrome de la page blanche. Je leur ai conseillé de parler de ce qu’ils connaissaient le mieux, de parler avec leur cœur. Ils ont aussi une hantise : est-ce que cela va plaire ? La perception de ce qui est fait dépend de beaucoup de choses ».

 

Quant à l’inspiration elle peut venir d’un roman mais, pour Stéphanie, elle vient surtout de soi. « Si on écrit une histoire, c’est qu’elle nous interpelle personnellement » dit-elle. « Si quelque chose résonne en soi on sait que ça va marcher » ajoute Vincent Cappelo. Et il peut y avoir un mélange. Ainsi Stéphanie vient de prendre une option pour les droits d’adaptation du roman d’Anne Planagenet « Trois jours à Oran ». Mais la part intime va être forte : « mon père est né à Oran » précise Stéphanie. En plus un livre n’entrave pas du tout la liberté du scénariste. « Nous avons adapté un Zola, Thérèse Raquin mais en déstructurant complètement l’œuvre initiale » précise Vincent.

 

Et si l’on veut ajouter un peu de poids à l’importance du scénario, écoutons encore Stéphanie. « Quand j’écris, j’ai toujours besoin d’un co-scénariste. Non pas pour me conforter mais pour me confronter. Il arrive parfois qu’on lâche un scénario. Cela m’arrive. C’est rageant car c’est beaucoup de travail Il arrive aussi qu’on le reprenne plusieurs années après soit parce que le temps de réflexion permet de trouver la faille soit parce que le moment est finalement arrivé ».

 

Celui de « Trois jours à Oran » viendra dans trois environ selon le rythme adopté traditionnellement par Stéphanie. En attendant Elle part à Nice pour trois semaines de tournage, en tant qu’actrice, dans le premier long métrage de Gilles Bannier

PROJECTION
CINEMA LE SELECT

STAFF

NEWSLETTER

RESTEZ EN CONTACT :

29 Boulevard Victor Hugo
64500 Saint-Jean-de-Luz

Xabi Garat
05 59 85 80 81 contact@cineluz.fr

www.cineluz.fr

INFORMATIONS :

Office du Tourisme

TEL : 05 59 26 03 16

www.saint-jean-de-luz.com

Découvrez toute l'équipe de l'organisation

RELATIONS PRESSE

Laurent Renard
  • w-facebook
  • YouTube Clean
  • Twitter Clean
  • Instagram Clean

PRESSE

VISUELS  A TELECHARGER  :